
Quand un enfant reçoit un diagnostic de handicap, l’un des parents — souvent la mère — interrompt parfois sa carrière pour devenir aidant principal. C’est une décision courageuse, mais qui demande réflexion.
Est-ce viable ?
Un arrêt de travail réduit le revenu familial. Avant de s’engager, posez les bonnes questions :
- Combien de revenus seront perdus ?
- Peut-on vivre avec un seul revenu ?
- Quelles aides sont disponibles ? (crédit d’impôt, Chèque emploi-service, répit subventionné)
Témoignage – Nathalie :
« J’ai tout arrêté. On a tenu un an, mais c’était trop difficile. J’ai repris un emploi à temps partiel et une éducatrice vient quelques heures. J’ai compris que je pouvais accompagner… sans m’oublier. »
Penser à long terme
L’absence prolongée du marché du travail peut réduire la retraite, l’épargne et l’accès à certaines protections sociales. Il est possible de cotiser volontairement à certains régimes et d’obtenir des crédits spécifiques pour proches aidants.
La santé mentale compte aussi
Être aidant à temps plein peut épuiser. Il faut :
- créer un cercle de soutien ;
- prévoir du répit, même ponctuel ;
- demander de l’aide, sans culpabilité.
Témoignage – Karim :
« Je croyais que tout reposait sur moi. Puis j’ai craqué. Aujourd’hui, je m’accorde deux weekends de répit par année. Je vais mieux, et mon fils aussi. »
Autres éléments à considérer
- Les autres enfants, qui peuvent se sentir oubliés.
- Le couple, qui peut perdre son équilibre.
En résumé
Devenir aidant n’est ni une évidence, ni un échec. C’est un choix qui doit être fait avec lucidité, appuyé par un plan et sans s’oublier en chemin.
